dimanche 8 juillet 2007

Présentations

Voilà enfin, en exclusivité, les photos de mes superbes poissons rouges!

Alors d'abord il y a celui qui va finir en Sushi pour Yoshiko (parce qu'il est trop gros, et qu'il mange toutes les plantes...):


Il y a ensuite celui qui va aussi finir en sushi (parce que lui aussi il passe sont temps à manger les plantes, et en plus d'après le vendeur il va beaucoup grossir...):


Il y a aussi l'accidenté, parce que quand on a changé l'eau pour mettre les plantes, il a sauté à côté de la bassine... Alors je crois qu'un petit bout de sa peau (sur le dessus, là où c'est plus blanc...) est restée colée au plancher...


Et le plus beau, le petit bleu qui brille:


Et j'ai une suprise pour eux... Je vais leur ramener un nouveau copain du Pantanal... un joli petit pirana!!!! ;)

mardi 3 juillet 2007

Jeanne fait des siennes à la banque

Après ce mois passé à courrir après un appart, et à avoir à faire dans la plupart des cas à des incompétents, j'en ai marre des gens qui font leur travail n'importe comment!

Je m'explique. D'abord, il y a la secrétaire de la fac, qui me fait bien regretter notre Isabelle de l'INSA... Ma petite maman m'a gentillement envoyé un colis, mais comme ne savais pas si j'allais être encore chez Miriam quand il arriverait (oui, elle l'a envoyé avant que je parte de la maison de fous), je lui avait dit de l'envoyer à la fac. Elle avait fait tout comme il faut, tout bien comme je le lui avais dit, c'est à dire le nom du prof d'abord, et en dessous, entre parenthèses le mien. Une fois qu'elle l'a eu envoyé, je suis donc allée voir la secrétaire pour lui dire que dans deux ou trois semaines mon colis allait arriver (ça c'était début mai) et je lui ai bien expliqué que c'était une grosse boite qui venait de France, et qu'elle venait adressée à Mr Siqueira (le prof en question), mais qu'en dessous il y avait mon nom entre parenthèses, et je lui ai tout écrit sur un papier, avec en plus le nom de mes parents pour qu'elle puisse vérifier avec l'expéditeur. Un mois plus tard, toujours pas de nouvelles (je lui avais laissé mon mail et mon téléphone pour qu'elle me prévienne quand il arriverait) alors je décide d'aller la voir pour lui demander. Mais elle me répond que rien n'est arrivé... Bon, rien de grave, des fois ça met plus longtemps que prévu les colis internationaux... Enfin, je passe donc toutes les semaines au moins deux fois par semaine demander si le colis n'est pas arrivé... mais... toujours rien... Bon, maintenant ça va faire presque deux mois que maman m'a envoyé le colis alors je commence à me dire qu'il n'arrivera jamais (sans m'énerver contre La Poste bien sur, c'est pas du tout mon genre...).

Enfin, le prof à qui était adressé le colis était en France, et il est rentré la semaine dernière. Le jour suivant son retour, je passe pour la n-ième fois au secrétariat, et évidemment toujours pas de colis... Mais la secrétaire me conseille d'aller parler avec le prof, peut être qu'il saura lui... Bon, j'y vais, pas très convaincue tout de même, sachant que tout la correspondance de Mr Siqueira passe par cette secrétaire... Enfin, je lui demande, et là, il me dit qu'en effet, hier sa secrétaire lui a donné un colis venant de France, mais comme il ne savait pas ce que c'était ben bien sur il a ouvert, c'est naturel franchement. Et là il s'est rendu compte qu'effectivement ce n'était pas pour lui. Mais pour qui ça pourrait bien être???? surtout, il ne faut pas regarder à qui il est adressé au cas où je trouve à qui le colis était adressé! ça serait trop facile! Enfin, j'ai finalement eu mon colis, qui était arrivé depuis déjà un mois (ah mais, non, je vous promets que rien n'est arrivé me disait pourtant la secrétaire tous les jours... Oui mais vous comprennez, c'est fatiguant de se lever de sa chaise pour aller dans la pièce d'à côté vérifier que le colis n'est effectivement pas arrivé...), déjà ouvert qui plus est...

Enfin, j'ai décidé de serrer mon poing dans ma poche et de ne pas m'énerver pour cette fois.

Mais quand c'est trop, c'est trop!

Bon, comme je vous ai expliqué dans le post précédent, j'ai mis deux mois à enfin réussir à ouvrir un compte, sachant que Juan Pablo n'aura sa carte de crédit que dans un petit moment parce que bien sur ils avaient oublié de lui faire signer les papiers... Enfin, aujourd'hui, o reçoit des papiers de la banque. Chouette on se dit, ça doit être les cartes de créidt! On ouvre, tous contents, pour se rendre compte qu'en fait, ben non c'est pas la carte de crédit, mais le chéquier. Ah, mais on n'avait pas dit au banquier qu'on ne voulait pas de chéquier ???? Enfin, vu l'incompétence de ce banquier, ça ne nous étonne pas...Enfin, on part se promener et faire les magasins, parce qu'o voulait s'acheter une télé et une machine à laver, parce qu'ici ça coute la peau des fesses de faire laver son linge à la laverie! Et ça tombe bien, au Brésil on peut tout acheter en 10 fois sans frais! Enfin, pour ça on nous dit qu'il faut qu'on connaisse la limite autorisée par notre banque. Euh, ben en fait... on n'en sait rien, parce que ça non plus à la banque ils ne nous l'ont pas expliqué... Bon ça fait rien, la banque est juste à côté alors on va en profiter pour demander. On va voir don notre conseillère (qui est différente de celui qui nous a ouvert le compte) et on se dit que peut être qu'elle sera un peu plus efficace! D'abord, elle ne nous dit pas bonjour, et commence à téléphoner à une dame pour lui souhaiter bon anniversaire... Bon, je veux bien qu'on est étrangers, mais il y a des limites quand même! On n'st pas completement crétins et on peut quand même comprendre ce qu'elle dit! Enfin, quand elle daigne enfin racrocher, elle ne sait évidemment pas répondre à notre question. Alors elle part demander à un collègue. 5 minutes passent, puis 10, puis 15... et là, j'en ai marre de me faire prendre pour une poire! Alors je me lève et pars de la banque.

En rentrant à la maison, je suis toujours remontée contre ces incapables, alors je prends le mail du directeur de l'agence HSBC, et je lui envoie un mail en lui expliquant tous les problèmes que j'ai eu avec ses employés qui m'ont vraiment pris pour une andouille, et je termine en lui disant que pour une banque qui se dit internationale, s'est inaceptable que parce qu'on est étrangers on se fasse prendre pour des imbéciles!

Une heure plus tard, je recevais les plus plates excuses de ce monsieur, très compréhensif, qui s'occupera dès demain matin de ces problèmes et qui, je cite, fera tout ce qu'il peut afin de changer la mauvaise image que j'ai de son agence.

vendredi 8 juin 2007

Que d'aventures!

Après un mois sans donner de nouvelles, me voilà de retour! N'allez surtout pas croire que si je n'ai pas actualisé mon blog, c'est parce que je n'ai rien fait d'intéressant pendant ce mois! Au contraire... Depuis le début du mois de juin il m'en est arrivé des choses!!!

Bon, comme vous avez pu voir dans mon dernier post, il a fait très froid au début du mois de juin... Malheureusement pour nous, nous n'avions pas le droit de brancher le radiateur, car ça consomme trop d'énergie, et que ça coûte trop cher... Oui mais ce jour là, je dois travailler, et j'ai vraiment vraiment trop froid au mains! Tellement froid que je n'arrive pas à écrire (bon j'exagère peut être un peu, mais quand même, j'avais les mains gelées!). Alors tant pis si on a pas le droit d'utiliser le radiateur! Je décide de faire comme si je n'avais pas compris, et je branche le fameux appareil dans ma chambre pour pouvoir travailler au chaud. Bon, je n'ai pas trop exagéré non plus, je ne l'ai utilisé qu'une heure, histoire que la température monte de quelques degrés c'est tout... Toujours est-il que je n'aurais pas du sous-estimer les menaces de la vieille (ni de sa fille d'ailleurs) si on avait le malheur de leur désobéir... Eh oui, le soir même, la fille est à peine rentrée qu'elle demande où est SON radiateur (ah bon il était à elle, je croyais que Miriam l'avait aceté exprès pour les étudiants... Enfin, j'ai du ne rien comprendre encore une fois...). Bref, je lui dis gentillement que je l'ai utilisé une heure, et qu'il est dans ma chambre, mais qu'elle peut bien sur le récupérer (ah oui, parce que pour nous c'était formellement interdit d'utiliser le fichu radiateur, mais pas pour la grande fille, qui soit dit en passant en avait 2 autres dans sa chambre...).

Et là, arrive la goutte d'eau qui fait déborder le vase comme on dit! J'ai droit à "tu est vraiment mal élevée, tu n'as pas compris que depuis que tu es arrivée tu nous coûte cher, que tout a augmenté, l'eau, l'électricité etc... ? Là Miriam me montre toutes ses factures. Enfin, il faut savoir que la semaine où je suis arrivée, 3 autres étudiants sont aussi arrivés, donc forcément la consommation (donc la facture!) d'eau et d'électricité ça augmente. Et c'est ce que je lui ai dit. Sur ce, je suis sortie pour me calmer un peu. Quand je suis rentrée, Juan Pablo s'était aussi engueulé avec Miha (la fille) qui lui avait dit qu'il avait une semaine pour aprtir de la maison. Du coup on a tous les deux pris notre valise, on a fait nos affaires et on est partis. On a appelé un des potes de Juan Pablo qui est gentiement venu nous chercher, et nous a ammené dans un hôtel bien situé et pas trop cher.
Bon, c'est vrai que ce jour-là, je ne pensais pas que ce superbe hôtel allait être ma "maison" pour plus de deux semaines...

Enfin, ça, c'était le vendredi soir. Le lundi, je devais aller à la Police Fédérale, chercher mon numéro de RNE (je sais pas trop ce que c'est, toujours est-il que c'est un numéro important!). ça tombe bien, la Police Fédérale est juste à côté de l'hôtel! Cool, j'y vais de ce pas! Sauf qu'une fois arrivée là bas, une mauvaise surprise m'attendait... Miriam avait appelé la Police Fédérale pour leur dire que Juampa et moi étions partis de sa maison. Jusque là, rien de grâve, sauf que du coup, à partir du moment où elle les a appelé, on n'avait plus que 30 jours pour trouver un autre logement et donner notre nouvelle adresse à la police (sinon, il faut payer une TRES grosse amende...). Bon, ben maintenant il faut se dépecher alors de trouver un appart... Facile on pensait, on est au Brésil, ça doit quand même être plus facile qu'en France! Ah Ah, détrompez vous! Je n'ai jamais vu rien de plus compliqué que ça!

Je m'explique: d'abord on a acheté un journal pour voir les annonces, mais on se rend compte que la plupart des gens passent par des agences immobilières. On se rend donc à une des agences immobilières de Curitiba (un peu au pif à vrai dire...) et on demande ce qu'ils ont à nous proposer. Au bout d'une semaine, et après plusieurs visites assez décevantes, on en trouve enfin un qui nous plait, pas mal localisé, meublé (il y avait même les casseroles!), et pas trop cher. Super! Je fais la réservation avec tous mes documents que j'avais fait traduire. L'agence immobilière accèpte sans problème mes documents, mais maintenant il y a un autre problème: pour pourvoir faire le contrat, il nous faut un garant... Quoi? Au Brésil aussi il faut un garant?? Bon, sauf que nous on ne connait personne qui puisse être notre garant (surtout que le garant en question doit lui même déternir une propriété immobilière...). Donc on demande s'il n'y a pas une autre alternative. On a alors deux options qui nous sont proposées: soit payer 8000 reals (soit environ 3000 euros) d'un coup, comme caution, qui nous seront rendus à la fin du contrat; ce qui est impossible parce qu'on n'a pas cet argent. Bon, on doit donc opter pour la deuxième solution, qui est de passer par une agence d'assurance à laquelle on paye une certaine somme tous les mois, et en contre partie elle se porte garant pour nous. Il faut encore une fois faire un dossier avc des relevés de compte, des attestations de bourse etc... Enfin, ils doivent nous donner la réponse en 2 jours. 3 jours après, on est toujours sans réponse, du coup, je finis par les appeler, et ils me disent que le dossier n'a pas été accepté pour cause de revenus insuffisants... Je reçois à moi seule 3 fois le salaire minimum du Brésil, et c'est pas suffisant... Je n'y crois qu'à moitié, c'est surement parce qu'on est étrangers... Enfin, passons, on se retrouve donc depuis presque 20 jours dans cette chambre d'hôtel que je commence à connaître par coeur, tellement elle est petite, et sans appart! Le problème c'est que ça va être la même chose avec toutes les agences immobilières... Alors cette fois on est vraiment dans le caca pour rester polie!!

Et je commence à en avoir vraiment marre! Il faut savoir qu'entre temps, j'ai été malade et je me suis fait voler mon portable! Ah oui, je rigolais pas en disant qu'il m'en était arrivé des choses! Bon, je suis tombée malade parce qu'en deux jours, on est passés de 5 à 25°C. Du coup, je me suis retrouvée avec mal à la gorge et40 de fièvre pendant 2 jours... Du coup, Ieda, la femme du gérant de la section d'ingénierie de Renault, que j'ai connue il y a deux mois environ, m'a emmené chez le médecin. Juste en face de l'hopital, il y avait un café où ils font du pain français, et elle m'a invtée à prendre un café avec elle. Là, je me suis fait voler mon portable, que j'avais (comme une c..) laissé sur la table le temps d'aller aux toilettes... Là, Ieda a commencé à faire un scandale, et a demandé à voir le patron, en disant que personne ne sortirait du café tant qu'on n'aurait pas retrouvé mon portable tout ça en criant en français! Le patron est alors arrivé, et nous a dit de ne pas nous inquieter, que s'ils ne retrouvaient pas mon portable, ils m'en rachèteraient un autre!

On est donc parties, et 10 minutes après, le patron du café nous a rappelé en nous disant qu'ils l'avaient retrouvé, dans une des poubelles. Mais ils l'ont encore gardé une journée de plus pour l'emmener chez les flics pour prendre les empreintes digitales et savoir qui l'avait volé! Le patron m'a gentillement ramené mon portable le lendemain à l'hôtel, se confondant en excuses!
Bon, pour en revenir à cette histoire d'appartement, on se retrouve vraiment dans une sale situation, et il faut qu'on trouve un appart au plus vite... Bon, ben j'ouvre le journal, pour chercher les annonces à traiter directement avec le propriétaire. Il y en a une! Bon, soyons positifs, une c'est toujours mieux que zéro, non? Bon sauf que l'annonce dit que c'est à louer pour des filles... Oh, cest juste un détail, si Juan Pablo se coupe sa barbe et enfile une de mes jupes je suis sure que le proprio n'y verra que du feux! N'est-ce pas ??


Donc j'appelle. Sauf que quelqu'un a déjà réservé l'appart... Mais bon, si je viens le visiter tout de suite, avec l'argent, le proprio veut bien me faire le contrat! Alors ni une ni deux on saute dans un taxi, pas le temps de couper la barbe de Juan Pablo, tant pis... Et là, on tombe sur la perle rare! L'appart est super bien situé, à 5 minutes à pied des rues piétonnes du centre à 10 minutes à pied d'un des grands centres comerciaux de Curitiba, en face du Théatre municipal. En plus il est meublé, avec deux chambres, et, la classe de la classe, deux salles de bains! Bon, on n'y réléchis pas à deux fois, et on signe le contrat! Le soir même on avait les clés! Ouf, on est soulagés!

Voilà quelques photos de ce nouvel appart:

La cuisine, immense !!

La première salle de bain

La deuxième salle de bain

Le salon, avec notre superbe ficus, et dans le fond, vous pouvez voir notre aquarium avec nos 6 petits poissons

L'autre partie du salon

Une des vues, depuis le salon, du quinzième étage

Une fois installés, il faut quand même penser à travailler un peu, parce que c'est la fin du semestre, et donc on a plein d'interros. Bon, c'est vrai que ça n'a rien à voir avec la semaine de DS de l'INSA mais quand même... Il faut aprendre par coeur les réponses à 23 questions pour l'épreuve de matériaux, parce que les questions vont être parmis ces 23. Et apprendre tout un poly à la c... par coeur sur les marteaux et les presses à forger pour une autre matière... Finalement, j'en viendrais presque à regretter les DS et leurs calculs imbuvables, parce qu'apprendre par coeur c'est pas mon fort, et ça m'énerve!

Enfin, j'y suis finalement arrivé (eh oh, faut pas me sous estimer quand même! ;) ) et j'ai validé toutes mes matières du premier coup, donc me voilà en vacances, alors que cette semaine tous ceux qui n'ont pas validé leurs matières du premier coup se retrouvent en "rattrapage" si je pourrais dire, ce qui comprend à peu près 90% des élèves de la fac...

Enfin, pour en rajouter à tous ces problèmes, il y a l'incompétence de certains brésiliens qui devient énervante au bout d'un moment...

Bon, il y a d'abord les banquiers de HSBC... Il faut savoir que j'ai changé de banque en France exprès parce qu'on mavait dit que ça serait beaucoup plus facile pour moi d'ouvrir un compte au Brésil chez HSBC. Ah bon, d'accord... Sauf que ça m'a quand même pris 2 moi pour enfin réussir à ouvrir ce satané compte!!!

Et maintenant, on vient d'apprendre que Juan Pablo n'aura sa carte de crédit que plus tard (c'était pourtant une des raisons principales pour laquelle on voulait avoir un compte, pour avoir cette fichue carte de crédit) eh oui, parce qu'il a bien fait la demande, mais le banquier a oublié de la lui faire signer, du coup c'est comme s'il n'avait rien demandé...

Et puis la secrétaire de la fac, et les caissières qui vont à deux à l'heure...

Enfin, malgré tout, je suis quand même bien ici, je suis bien installée maintenant, avec en plus le bus de la fac qui s'arrête juste en bas de l'immeuble, ça aurait pas pu être mieux!

Je suis maintenant en vacances, et je vais partir la semaine prochaine visiter le Pantanal, pour pêcher les piranhas et nager avec les crocodiles!

vendredi 1 juin 2007

Il fait froid!!!!!!

Eh oui, même si personne n'y croit (pas même moi!), l'hiver a commencé à Curitiba! Depuis une semaine il ne fait que quelques malheureux degrés le matin... Avec un grand soleil, certes, mais froid quand même...

Alors oui, on pourait croire que je fais ma chochotte parce que bon, en France ce ne sont pas 3°C le matin qui vont nous faire peur, on a vu pire! oui mais ici, le mot chauffage ça n'existe pas... Alors quand il fait 3°C dehors, il en fait 10 de moins dans la maison, qui n'est bien évidemment pas chauffée, pleine de courants d'air, et pour couronner le tout, qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout (!) exposée au soleil... Bon, il ne faut pas trop que je me plaigne, je ne suis pas la plus mal lottie, parce que dans cette maison on est quand même équipés d'un superbe radiateur et d'une cheminée! (ah oui mais le radiateur on ne peut pas le brancher parce que ça gaspille de l'énergie et la cheminée, je vous laisse deviner... le bois est vraiment très cher cette année!)

Alors faute de mieux on a sorti les écharpes, les gants, les bonnets, les grosses couvertures et on a fait le plein d'anti-grippaux!

Et pour ceux qui ne me croient toujours pas, voilà la preuve en images...

Manu prête à affronter le froid polaire de Curitiba: 2 T-shirts, deux pulls, et un super peignoir!

Juan Pablo qui regarde la télé sous sa couette et sous son bonnet

Moi et le fameux radiateur (depuis ce jour, plus le droit de l'utiliser...) en train de me réchauffer les mains pour pouvoir écrire

Fabbi, Juampa et Yoshiko, juste avant de partir en cours (ah oui parce qu'en cours il n'y a pas de chauffage non plus, mais beaucoup d'aération (comprendre par là les fenêtres au choix grandes ouvertes ou cassées...))

dimanche 13 mai 2007

Os Sushis da Yoshiko

Ce week end, c'est la fête des mères au Brésil. Alors Onoki, un ancien étudiant japonais qui avait habité chez Miriam et Joseph est venu nosu rendre visite. Pour l'occasion, lui et Yoshiko nous ont fait des vrais sushis japonais!!

Bon, il faut savoir que contrairement à ce qu'on pourrait croire, il y a énormément de japonais au brésil. Alors on trouve de tout pour faire de la cuisine japonaise. Après avoir grandement discutaillé avec Yoshiko et Onoki pour qu'ils acceptent de nous faire à manger, on est allés au mercado municipal pour acheter tout ce dont on avait besoin soit 600g de saumon, 1kg de thon, du riz et de la mayonnaise japonaise, du wasabi (une sauce verte qui arrache pour ceux qui connaissent pas), des baguettes, des algues, et l'espèce de truc noir qu'on met autour du shushi (dont je ne connais pas le nom...).

On a donc eu droit à un super cours de cuisine japonaise. Voilà les photos:

Les algues, avant-après (ou plutôt après-avant...)

Yoshiko qui joue à cache cahe derrière une poêle à frire

D'abord il faut cuire le riz et les oeufs pour faire des espèces d'omelettes.

Au japon, on bat les oeufs avec des baguettes!

Une fois que le riz est cuit, on l'étale sur les feuilles noires, on met le poisson de l'omelette ou bien ce qu'on veut, et on le roule.


Superbe sushi de thon, omelette et concombre

Et après on coupe en petites rondelles, et voilà, les sushis sont près! A déguster avec un bon saqué, n'est-ce pas Sepi?? ;)

Sepi, en train de boire un petit (j'ai dit petit!) verre de saqué


Ils sont pas beaux nos sushis?

Les sushis de Manu


les mangeurs de sushis: Fabbi, Juampa, Onoki, Yoshiko et Manu (ben non moi je suis pas dessus, j'aime pas les sushis... ;) )

Le lendemain, j'ai été invitée par Mônia et sa famille à manger au restaurant pour la fête des mères. Très bon buffet (en fait ici la plupart des restaurants sont sous forme de buffets, et non pas à la carte comme on en a l'habitude en France...):

La maman de Mônia, Manu, moi, Mônia, Carol et Jõao Enrique

Les 3 plus belles: Mônia, Manu et Moi

jeudi 3 mai 2007

Enfin légale!

Bonne nouvelle, j'ai enfin obtenu mon visa!!! Il ne me reste plus qu'à aller à la policia federal pour me faire légaliser et je n'aurais enfin plus à me cacher! ;)

Je suis partie vendredi soir avec Juampa, et après 10h de bus nous sommes enfin arrivés à Foz de Iguaçu, dans un froid glacial. Vrai de vrai, j'avais du mal à croire que j'étais au Brésil tellement il faisait froid!
On est allés directement à l'hôtel pour poser nos affaires et prendre un bon petit déjeuner; et en route pour la visite des chutes!

Les chutes d'Iguaçu, qui se trouvent à la frontière entre le brésil et l'Argentine, sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1986.
Il s'agit d'un ensemble de 275 cascades, qui s'étendent sur environ 2,5 km, la plus haute chute atteingnant les 72 mètres de haut!
La légende raconte que les indiens Caigangues, habitants des berges du fleuve Iguaçu, pensaient que le monde était gouverné par M'Boy, dieu serpent, et fils de Tupã. Ignabi, le chef de la tribu, avait une fille nommée Naipi, qui était si jolie que les eaux du fleuve s'arrêtaient de couler lorsqu'elle allait y contempler son reflet.

Etant la plus jolie de la tribu, Naipi était réservée au dieu M'Boy, dédiquant ses journées à son culte.

Il y avait cependant dans la tribu un jeune guerrier, Tarobà, qui, en voyant Naipi, en tombat fou amoureux.
Le jour de la consécration de la jeune indienne, alors que le chef et les guerriers dansaient, les deux amoureux en profitèrent pour s'enfuir dans un canoé, se laissant emporter par le courant du fleuve Iguaçu. Quand M'Boy , furieux après s'être apperçu de leur fuite, entra dasn les entrailles de la Terre et, tordant son corps, produit une énorme faille, où se formèrent les chutes d'Iguaçu.
Entrainés par les eaux, les canoé et les deux fugitifs disparurent pour toujours. La légende raconte que Naipi se transforma en un des rochers des chutes, perpetuellement "punie" par les eaux révoltées. Tarobà fut, lui, transformé en palmier, au dessous duquel se trouve l'entrée de la grotte dans laquelle on dit que M'Boy continue à veiller sur les deux amoureux.

Le samedi on est donc partis avec un guide et deux allemands pour visiter le côté argentin. Après avoir passé la frontière argentine (2 minutes en tout, merci le guide!), on a commencé notre visite par une promenade au dessus des chutes. Comme il avait beaucoup plu 2 jours avant, il y avait une quantité impressionnante d'eau: un débit de plus de 10 000 m3/s (contre environ1500 m3/s en temps normal) !!!
Voilà quelques photos pour que vous puissiez admirer le paysage :


On a ensuite fait une petite promenade en bateau en bas des chutes. Tous simplement impressionant! On avait quand même prévu le coup en achetant des superbes capes en plastique bleu pour ne pas sortir trempés du bateau. Ce qui s'avisa être une fort bonne idée aux vues de l'état des autres personnes qui n'y avaient pas pensé, et qui sont ressorties du bateau trempés de la tête aux pieds! ;)


J'ai bien essayé de jeter Juampa par dessus bord, mais il ne s'était pas mis du bon côté le malin! Tant pis, la prochaine fois il y aura droit, promis!

On est rentrés bien fatigués de notre journée, et après avoir mangé un bon rodizio ( de viandes grillées et salades en tous genres à volonté) pour 10 reals seulement par personne (soit un peu plus de 3 euros), on est rentrés se coucher à l'hôtel de bonne heure, pour être d'attaque le jour suivant!

Après notre petit déjeuner à l'hôtel (inclus dans le prix dérisoire de la chambre!), on va cette fois visiter le côté brésilien. Bon, aujourd'hui c'est dimanche, et en plus le dimanche d'un week end ferié, alors vous pouvez imaginer le monde qu'il y avait... Après une demie heure de bus, on arrive enfin au parc, où il y a une file d'attente d'au moins 3 km! Bon, je sais, j'exagère, mais il y avait vraiment beaucoup de monde! Bon, ça avançait relativement vite, mais une fois les billets achetés, ben il faut faire une autre queue... Ah ben oui, en fait pour aller jusqu'aux chutes il faut prendre un bus qui traverse le parc, donc il faut attendre qu'il y ait de la place.
Après une bonne heure et demie je pense, on arrive enfin à avoir une place dans ce fameux bus, et nous voilà partis à la découverte des chutes brésiliennes. De ce côté, comme du côté argentin, il y a plein de surpebes papillons ! La vue est toute aussi époustouflante de ce côté, et on s'en met encore plein les yeux!





L'après midi, après un bref repas en compagnie de nos amies les abeilles, on part visiter le parque des oiseaux, qui est en fait composé d'immenses volières construites directement dans la forêt, et où les oiseaux sont en "liberté" à côté de nous.

Comme vous pourrez voir sur les photos qui suivent, j'ai pu carresser un toucan, et un magnifique perroquet s'est perché sur ma tête (bon d'accord celui là c'était un perroquet dressé mais quand même...).



Le dimanche soir, la tante de Juan Pablo est venue nous chercher à Foz d'Iguaçu pour nous faire passer la frontière. Je me suis rendue le lendemain au consulat brésilien de Ciudad del Este, pour faire la demande de visa. Après avoir rempli un formulaire, payé 280 000 guaranis et fait des photos d'identité, ils m'ont dit de revenir une heure plus tard. Je allée faire un petit tour en centre ville pendant ce temps, qui est très connu pour vendre tout type de marchandise électronique (portables, ordinateurs etc...) à très bon prix! Effectivement c'est un sacré spectacle! Il faut d'abord savoir qu'à Ciudad del Etse il n'y a que 2 feux rouges dans toute la ville! Alors je vous laisse un peu imaginer à quoi la circulation peut resembler là bas! Je n'ai pas de photo, parce que le centre est aussi réputé pour être plein de pickpockets alors j'ai préferé laisser l'appareil photo dans mon sac (ben oui, une blonde en jupe ça attire déjà assez l'attention comme ça, pas besoin en plus d'un appareil photo...). Mais c'est tout un spectacle!
Une fois qu'on a réussi à traverser la route sans se faire écraser, ce qui n'est finalement pas si évident que ça, on peut rentrer dans une multitude de "galleries" où se trouvent les fameux magasins, et où l'on trouve absolument de tout! J'en ai bien évidemment profité, et je me suis acheté un superbe appareil photo Reflex, moitié moins cher qu'au brésil, et à peu près 300 euros moins cher qu'en France:


Après mes emplettes je suis retournée au Consulat, où ils avient fait mon visa en une heure chrono! Et moi pensait que ça allait prendre au moins 3 jours!

On a passé ensuite l'après midi avec les cousines de Juampa, et le soir on a été invités chez la voisine qui avait un délicieux churrasco!

Le lendemain on voulait visiter le barrage d'Itaipu, mais comme c'était ferié ce n'était pas ouvert pour les touristes... Tant pis, ça sera pour la prochaine fois... On a donc passé la journée à flemmasser (ah oui, c'est un des passe temps favori des latinos en général...) au bord de la piscine.


On a finalement pris le bus vers 10h du soir pour rentrer à Curitiba. Et après de nouveau 10h dans un bus des plus incomfortables et qui n'arrêtait pas de bouger dans tous les sens on est allés tous frais en cours le lendemain ! ;)

jeudi 26 avril 2007

Le week end dernier, Mônia, une amie de Manu nous a invitée toutes les deux à cuisiner français chez elle.

Au menu donc, tarte au poireaux et lardons et macédoine, suivi de gratin de choux fleurs avec de la viande de porc, et en dessert une tarte au citron de Manu.





On s'est régalées! Parce que j'avoue de "arroz feijão" tous les jours on fini par se lasser...

Cette semaine j'ai pu aussi voir que les interros sont vraiment spéciales ici!
D'abord on arrive dans la salle. Au lieu des 20 personnes habituelles il y a 50 (soit une trentaine de personne qui ne vient que pour l'interro...). Du coup, la prof arrive et nous fait changer de salle, parce que sinon on n'allait rendre qu'une copie pour toute la promo! ;)
On arrive donc dans l'autre salle, qui se trouve être une salle de conférence, et du coup il n'y a pas de table pour écrire... Ben tant pis, on a qu'à prendre un classeur et écrire dessus en guise de table!
Bon, la prof commence à distribuer les sujets... ah zut, elle n'en a pas pour tout le monde... "bon alors vous ne bougez pas, je vais sortir faire des photocopies. Et surtout vous ne trichez pas!"... Du coup si on n'avait pas changé de salle ça n'aurait pas changé grand chose vu que tout le monde a sorti ses cahiers pour pouvoir répondre...
Et le mieux, c'est que deux semaines avant l'interro la prof nous avait donnée une feuille d'une vingtaine d'exercices qu'elle a corrigé pour qu'on puisse se préparer, et dans l'interro il y avait (mot pour mot!) les mêmes exercices...
Voilà une petite photo de la salle de conférence: (vous pourrez voir au passage qu'il y a vraiment trop de fille dans cette classe...)

Ce soir je pars pour le Paraguay. Je vais d'abord passer 4 jours à Foz d'Iguaçu, et mercredi je dois aller au consulat de Ciudad del Este pour (enfin!) avoir mon visa! J'espère que cette fois ça va marcher!