dimanche 22 juillet 2007

Le Pantanal

Au Brésil, on est en vacances d'hiver pendant tout le mois de juillet. Ayant été lachement abandonnée par Juan Pablo (oh le trouillard!) qui a préféré retrouver sa famille à Asuncion, j'ai décidée que je n'allais pas rester toute seule à ne rien faire à Curitiba, et je suis donc partie toute seule, comme une grande, passer une semaine dans le Pantanal!

Il s'agit de la plus grande zone humide de la planète (selon Wikipédia...) qui s'étend sur plus de 200 000 km² entre le Brésil, le Paraguay et la Bolivie.


Pendant la saison des pluies, d'octobre à mars, les eaux des terres environnantes s'écoulent vers le Pantanal, l'innondant en général à partir du mois de décembre. Quand les eaux sont hautes, entre 70 et 80% des terres sont submergées.


Samedi 14 et dimanche 15 juillet

Samedi soir, j'ai pris le bus pour un voyage de 15 heures environ entre Curitiba et Campo Grande. Après plus de 17h de voyage j'arrive enfin à la rodoviaria de Campo Grande, et mon aventure commence!

Je dois tout d'abord prendre un bus qui m'emmenera au Burraco das piranhas (litéralement traduit "le trou des piranas"). C'est dans un petit van de l'agence de tourisme que je fais ce trajet, en compagnie d'u autre touriste français, qui finissait son tour du monde par le Brésil. Jusque là, tout va bien... 4h après, on arrive enfin à notre hôtel... sauf qu'on nous dit que nous n'avons aucune réservation à notre nom dans cet hôtel...
Mais rien de grave, le chauffeur a dû confondre avec un autre hôtel qui a presque le même nom et qui se trouve à environ 10 minutes... Sauf que... arrivés là bas il s'avère que ce n'est toujours pas le bon endroit... en fait, le chauffeur ne sait pas où il doit nous emmener...


Oh, ça ne fait rien, en plus c'est l'heure de la finale de la coupe d'Amérique, entre le Brésil et l'Argentine, alors le chauffeur nous fait gentillement comprendre qu'il ne décollera pas avant la fin du match... et puis de toutes façons si on ne trouve pas notre hôtel, ce n'est pas grave, on n'a qu'à passer la nuit ici et demain on verra bien!


Finalement, par un heureux hasard, le guide de notre tour operator (Hugo) passe par l'hôtel en demandant s'il n'y a pas deux français qui ne savent pas où aller... ouf, on est sauvés!


Mais on n'est pas encore arrivés! On remonte donc dans la Jeep de Hugo, et c'est reparti pour une heure de voiture, mais cette fois-ci à travers la fôret, les champs et les marais!


Nous arrivons finalement vers 10h du soir, épuisés par le voyage. On découvre notre "hôtel", qui est finalement une ferme au beau milieu de nulle part, constituée de 3 barraques: une pour les touristes, une pour le propriétaire, et une pour le guide, qui ressemble fort à une grange à vaches... Bien sur, pas d'électricité. Le guide me demande si j'ai une lampe torche... non?? Oh, ce n'est pas bien grâve! Je devrais pouvoir m'en passer!




Vous pouve admirer le superbe container d'eau, que l'on buvait... pas marron du tout... ;)





La chambre pour les touristes, qui se reconnait à cause de son sol qui n'est pas en terre battue




Notre pote le caïman, qui restait toujours à côté de notre "maison"




Lundi 16 juillet

C'est au son des cris des aras bleus et des singes que je suis réveillée, vers 5h30 du matin; et à 6h, lorsque le jour est levé, c'est un vrai vacarme! On nous sert un petit déjeuner copieux, fruits à volonté (délicieux ananas entre autre!) pain grillé et café. Je décide cependant de repousser la douche à plus tard, car il fait un peu froid, et même si on dit que l'eau froide réveille, je ne me sens pas l'âme d'une courageuse ce matin!




Les superbes araras azuis (aras bleus)




Au programme pour cette matinée, marche dans la fôret.

On part acompagnés d'un autre guide, Sandro, avec qui on passera la plupart de notre séjour. Pas très chanceux ce matin, on ne verra pas beaucoup d'animaux, une biche et quelques oiseaux seulement, mais la amrche n'en est pas pour autant ennuyeuse, et Sandro nous apprend plein de choses sur les plantes de la fôret, et comment on peut survivre avec seulement une machette!



Une jolie biche



Le "bush" pantaneiro


On a appris à fabriquer un anti moustique, un filtre à eau, et une cuillère! On a appris aussi à couper les petits palmiers pour en manger le coeur (très bon d'ailleurs!).


La fleur pour faire l'anti-moustique (efficace seulement au bout de 2 jours... c'est peut être pour ça que je me suis fait piquer autant...)

Une fois rentrés de la ballade, en attendant l'heure du repas, Sandro nous apprend à fabriquer des colliers avec une noix de coco et une feuille de cactus.

Les noix de coco pour faire les colliers (repas préféré des aras bleus!)

Il faut d'abord couper la noix de coco en rondelles, et frotter ces rondelles sur le sol pour qu'elles soient bien lisses. Ensuite on prend la feuille de cactus, et on la gratte avec une cuillère. Il ne reste alors que la fibre, qu'on passe sous l'eau pour la laver un peu. On tresse ensuite ces fibres pour faire le collier! Facile, non?



Le collier une fois fini, pas mal non?


Après un bon repas, composé naturellement de riz et de feijão (haricots rouges), on part cette fois faire une ballade à cheval. Cette fois, on voit des animaux par centaines! Allez, je vous laisse deviner de quel animal il s'agit. Alors, vous avez trouvé? non? Je vous aide, ça commence par un M et ça fait bzzzzz... toujours pas??? Les moustiques bien sur!!!! Eh oui, nous n'avons eu plus de chances aujourd'hui avec les animaux, mais par contre les moustiques, eux, ne m'ont pas ratés!


Mais on ne perd pas espoir, on aura surement plus de chance demain!






Moi et mon cheval, qui ne voulait pas avancer...

Les marais qu'on a traversés


Sandro (le guide) sur son cheval (qui lui avançait...)




Mardi 17 juillet


Ce matin, c'est parti pour la pêche aux piranas!! Chouette, ça risque d'être amusant!


Hugo rencontre quelques petits problèmes avec le moteur du bateau, mais pas de panique, ici les gens sont tout à la fois, guide, cuisinier, médecin, mécanicien... alors pas de problèmes! Au bout d'une demie heure le moteur est réparé, et c'est parti pour la partie de pêche!



Hugo trafiquant le moteur
On observe d'abord quelques crocos, euh non, pardon, pas des crocodiles, des caïmans! en train de se faire dorer au soleil, la gueule grande ouverte pour faire secher les sangsues qu'ils ont dans la bouche. On voit aussi quelques loutres géantes, mais qui sont trop rapides pour qu'on puisse les prendre en photo...






On arrive ensuite à l'endroit où l'on va pêcher les fameux piranas. Là, on trouve un petit curieux, un caïman qui reste avec nous pendant toute la partie de pêche, tellement près du bateau qu'on pouvait le toucher (enfin, je ne suis quand même pas risquée à passer la main en dehors du bateau...).


On s'équipe d'abord, avec des supers cannes à pêche en bambou, et un hameçon fabriqué par nos guides (je vous avais dit qu'ils savent tout faire!). On met un bout de viande au bout, et c'est parti! ça ne tarde pas à mordre, et je réussis à pêcher 4 piranas!! Un étant trop petit, on décide de le donner à notre ami le croco. On le plante au bout de la canne à pêche, et notre guide le tends au caïman, qui ne tarde pas à n'en faire qu'une bouchée!





Notre ami le caïman qui nous a tenu compagnie toute la matinée. Il a pas l'air si méchant, non?
Il faut faire attention cependant quand on sort les piranas de l'eau, car il gigottent beaucoup, et se détachent facilement de l'hameçon... Il retombent alors dans le bateau... rien de grave vous allez me dire?! Oui sauf que le bateau a une "petite" fuite, qui a formé une marre au fond du bateau, dans laquelle le pirana se remet à vivre, en cherchant à nous croquer les orteils!



Moi et mon premier pirana!




Pour ceux qui n'ont pas de sécateur chez eux, un pirana pourra très bien faire l'affaire!


Une fois que l'on a eu pêché assez de poissons pour le repas, c'est l'heure de la baignade! Avec les piranas et les caïmans oui oui! eh, on n'est pas des chochottes nous! Bon, on chasse quand même le caïman avant de se jeter à l'eau, et les guides nous assurent que si on n'arrête pas de bouger nos pieds dans l'eau on ne se fera pas mordre par les vilains piranas! Alors qu'à celà ne tienne, ni une ni deux je me jette à l'eau, et effectivement je ne fais croquer ni par les poissons ni par les crocos! Ouf!


On rentre ensuite casser la croute, et c'est reparti pour une nouvelle ballade dans le bush pantaneiro. Cette fois, on a un peu plus de chance, et on réussit à voir des singes hurleurs. Ils vivent en bande, généralement un mâle qui est le chef, avec ses femelles, les bébés, et d'autres mâles qui sont soit trop jeunes soit trop vieux soit trop faibles pour devenir chef. C'est seulement le chef de la troupe qui se met à hurler quand il se sent en danger. Notre guide se met donc à imiter le cri du singe, et peu de temps après, le mâle lui répond. Ce qui s'ensuit d'une attaque en bonne et due forme par les singes, qui, pour se proteger, nous défèquent dessus!


Au moins ça à beaucoup fait rire notre guide!




La maman singe
(on reconnait la femelle à son pelage jaune, contrairement au mâle qui est noir)
On a continué notre promenade, et on est tombés cette fois-ci sur un nid d'abeilles. Mais les abeilles du Pantanal sont différentes de celles que l'on a l'habitude de voir chez nous, et il ne faut pas faire un bruit, sous peine de se faire attaquer! Et d'après le guide, quand elles attaquent, on devient fous, car elles rentrent dans les oreilles et n'arrêtent pas de bourdonner! Alors motus!



Les dangereuses abeilles


A la fin de la promenade, j'ai bien évidemment droit à mon attaque de moustiques quotidienne... même l'anti moustique ne fonctionne plus tant ils sont nombreux!


Le soir, nous avons pu déguster les piranas, qui faisaient beaucoup moins les malins dans nos assiettes!






Mercredi 18 juillet


Ce matin, après le réveil quotidien au chant des perroquets et des singes hurleurs, on part faire un safari en Jeep. On suit alors pendant toute la matinée la transpantaneira, qui est une route inachevée de 147 km, parsemée de 126 petits ponts de bois.


On voit alors toute sorte d'oiseaux, hérons, aigrettes, tuyuyus, l'oiseau symbole du Pantanal, martin-pêcheurs, toucans, perroquets... bien sur beaucoup de caïmans, des loutres, des capivaras, une sorte de gros cochon d'eau.



Un Tuyuyu en vol




Les Tuyuyus dans leur nid



Un pic vert


Un oiseau serpent (qui s'appelle comme ça car il plonge pour pêcher les poissons et seule sa tête sort de l'eau, faisant penser à un serpent)




Un martin pêcheur pour toi mon Julot (mais quand même beaucoup moins beau que celui que tu as peint sur le mur de ton école!)


Les caïmans qui font bronzette


Un capivara




Quelques paysages du Pantanal





Une petite pause pour changer la roue, et on repart!


Et sur le chemin du retour, on voit un bébé fourmilier! On a d'ailleurs pu s'approcher assez près car c'est un animal qui est aveugle.



Le bébé fourmilier




On rentre en fin d'après midi, et on retourne pêcher une heure avant que le soleil se couche, mais sans grand succès cette fois-ci...




Le soir on reste autour du feu avec de très bonnes caipirinhas! Et sous un ciel rempli d'étoiles... tout simplement magique!


Jeudi 19 juillet


Hier soir, deux autres couples de touristes sont arrivés, alors que le français est, lui, reparti. Comme c'est compliqué pour les guides de faire une activité seulement pour moi, je repars en ballade avec les nouveaux arrivants.


On voit encore quelques biches, des singes, des coatis et cette fois un fourmilier adute! Mais le malin se cache derrière les branchages, et ce n'est vraiment pas évident d'arriver à le distinguer... en tout cas impossible de prendre des photos, car on voit à peine une grosse tâche noire...



Un Coati
Rien de très nouveau, donc, mais c'est tellement agréable de se promener dans la fôret que je ne m'en lasse pas!



des termites



Une autre sorte de noix de coco, utilisées pour faire de l'huile



Notre guide jouant à Tarzan dans les lianes



Des habitants du Pantanal, dans une petite maison très rustique, faisant sécher la viande de boeuf pour la conserver, car il n'ont pas de frigo.


Le soir, comme d'habitude, on fait un feu de camp. Notre guide, Sandro, arrive avec une grosse branche de bois sur son épaule pour ne pas laisser le feu mourrir. Mais en arrivant près du feu il lache soudain la branche et part en courant, en nous criant de partir aussi. Tout affolés, on lui demande ce qu'il se passe, mais pas besoin d'attendre qu'il nous réponde: il y avait, sur la branche de bois qu'il venait d'ammener, un serpent, d'environ 1 mètre... Il s'est en fait avéré que ce serpent est un des plus dangereux serpents du Pantanal. S'il nous pique à la main ou à la jambe, on a encore le temps d'arriver à l'hôpital en se faisant un garot, mais s'il nous pique au visage ou au cou, en 20 minutes on meurt!


Le propriétaire de la fazenda est donc arrivé et a achevé l'animal en lui donnant un grand coup de bâton sur la tête, ne pouvant pas permettre qu'un touriste se fasse piquer, car dans tous les cas la ferme est tellement loin de tout qu'on serait mort avant d'arriver à l'hôpital.


On s'est ensuite rassis auprès du feu, mais pas tout à fait rassurés quand même... Le guide nous a ensuite ammené voir l'oeil d'un caïman la nuit. ça brille comme de l'or, c'est magnifique!






Vendredi 20 juillet


Ce matin, de nouveau safari en Jeep. On ne voit pas d'autre animaux, mais le spectacle est toujours aussi impressionant!



Un petit coup de pouce parce que mine de rien la nuit il fait froid, et la Jeep a du mal à démarrer!
Vers une heure, je repars direction le Burraco das piranhas, pour reprendre mon bus qui m'emmènera à Campo Grande. Sur la route, le guide s'arrête soudainement. Il nous dit alors qu'il a vu une trace sur le chemin: une trace laissée par un anaconda!!! Il nous dit de chercher dans 2 directions, qu'il doit forcément se trouver quelque part par là... et en effet, quelques mètre plus loin, on trouve effectivement le dit anaconda, qui fait entre 2 et 3 mètres. Un petit anaconda d'après les guides, mais déjà impressionant pour qui n'en a jamais vu!



L'anaconda



Mais mes aventures ne s'arrêtent pas là. Une fois remontée dans la Jeep, j'arrive enfin au Burraco das piranhas, où on me dit que le bus est déjà passé, et qu'il n'y en a qu'un qui passe par jour... Mais ce n'est pas grave, dans une demie heure un mini van d'une agence de tourisme devrait passer et je vais pouvoir le prendre... Après la demie heure d'attente qui s'est transformée en deux heures et demie, le van arrive enfin. Une heure plus tard, on doit cependant s'arrêter, car la remorque dans laquelle se trouvent les bagages a perdu une roues... Une fois la roue réparée, on repart, mais on ne tarde pas à se faire arrêter de nouveau, apr la police cette fois-ci, car la remorque, en plus de perdre ses roues, n'a pas de plaqe d'immatriculation... Après avoir discutaillé longuement pour ne pas avoir à payer l'amende, le chauffeur repart, avec l'amende à payer quand même en fin de compte!


Moi qui devais prendre mon bus à 7h du soir pour curitiba je sens que je vais devoir passer une nuit à l'hôtel... Effectivement, on arrive à Campo Grande à 11h du soir... Mais j'avais prévu le coup, car je commence à savoir comment ça marche au Brésil, et je n'avais pas acheté mon billet de bus! Je passe donc une nut à l'hôtel, où j'apprécie fortement la douche chaude après 5 jours d'eau glacée!!


Le lendemain, je prend donc mon bus pour Curitiba. Il doit partir à 18h40, mais ne part finalement qu'à 20h30... mais pas de quois 'affoler, c'est normal ici! Et c'est reparti pour un voyage de 15h, des plus incomfortables cette fois ci!


Je me retrouve d'abord à côté d'un monsieur qui a une grosse plaie ouverte au poignet, pleine de pus, et qui ne sent ma foie pas la rose! Pour aider le moteur pour la clim se trouve juste derrière mon siège il semblerait, et j'ai donc droit au chauffage à la place de la clim... ce qui n'arrange rien à l'odeur de mon voisin... Enfin, 15h, je devrais pouvoir supporter, non?


Je réussis enfin à m'endormir, quand, vers 2h du matin, le chauffeur s'arrête, et nous réveille en nous demandant de descendre. Il s'agit en fait d'une fouille de police, qui nous fouille un par un, et ouvre tous les bagages! Sachant qu'on est 40 passagers dans le bus, ça met un certain temps pour que la fouille se finisse... Quand on nous laisse enfin repartir, on a déjà pris une heure et demie de retard... enfin, on n'est plus à ça près!


Finalement, j'arrive à Curitiba avec presque 5 heures de retard, soit 20 heures environs passées en compagnie de mon cher voisin et de son parfum fort désagréable... C'était temps que ça se termine!

dimanche 8 juillet 2007

Présentations

Voilà enfin, en exclusivité, les photos de mes superbes poissons rouges!

Alors d'abord il y a celui qui va finir en Sushi pour Yoshiko (parce qu'il est trop gros, et qu'il mange toutes les plantes...):


Il y a ensuite celui qui va aussi finir en sushi (parce que lui aussi il passe sont temps à manger les plantes, et en plus d'après le vendeur il va beaucoup grossir...):


Il y a aussi l'accidenté, parce que quand on a changé l'eau pour mettre les plantes, il a sauté à côté de la bassine... Alors je crois qu'un petit bout de sa peau (sur le dessus, là où c'est plus blanc...) est restée colée au plancher...


Et le plus beau, le petit bleu qui brille:


Et j'ai une suprise pour eux... Je vais leur ramener un nouveau copain du Pantanal... un joli petit pirana!!!! ;)

mardi 3 juillet 2007

Jeanne fait des siennes à la banque

Après ce mois passé à courrir après un appart, et à avoir à faire dans la plupart des cas à des incompétents, j'en ai marre des gens qui font leur travail n'importe comment!

Je m'explique. D'abord, il y a la secrétaire de la fac, qui me fait bien regretter notre Isabelle de l'INSA... Ma petite maman m'a gentillement envoyé un colis, mais comme ne savais pas si j'allais être encore chez Miriam quand il arriverait (oui, elle l'a envoyé avant que je parte de la maison de fous), je lui avait dit de l'envoyer à la fac. Elle avait fait tout comme il faut, tout bien comme je le lui avais dit, c'est à dire le nom du prof d'abord, et en dessous, entre parenthèses le mien. Une fois qu'elle l'a eu envoyé, je suis donc allée voir la secrétaire pour lui dire que dans deux ou trois semaines mon colis allait arriver (ça c'était début mai) et je lui ai bien expliqué que c'était une grosse boite qui venait de France, et qu'elle venait adressée à Mr Siqueira (le prof en question), mais qu'en dessous il y avait mon nom entre parenthèses, et je lui ai tout écrit sur un papier, avec en plus le nom de mes parents pour qu'elle puisse vérifier avec l'expéditeur. Un mois plus tard, toujours pas de nouvelles (je lui avais laissé mon mail et mon téléphone pour qu'elle me prévienne quand il arriverait) alors je décide d'aller la voir pour lui demander. Mais elle me répond que rien n'est arrivé... Bon, rien de grave, des fois ça met plus longtemps que prévu les colis internationaux... Enfin, je passe donc toutes les semaines au moins deux fois par semaine demander si le colis n'est pas arrivé... mais... toujours rien... Bon, maintenant ça va faire presque deux mois que maman m'a envoyé le colis alors je commence à me dire qu'il n'arrivera jamais (sans m'énerver contre La Poste bien sur, c'est pas du tout mon genre...).

Enfin, le prof à qui était adressé le colis était en France, et il est rentré la semaine dernière. Le jour suivant son retour, je passe pour la n-ième fois au secrétariat, et évidemment toujours pas de colis... Mais la secrétaire me conseille d'aller parler avec le prof, peut être qu'il saura lui... Bon, j'y vais, pas très convaincue tout de même, sachant que tout la correspondance de Mr Siqueira passe par cette secrétaire... Enfin, je lui demande, et là, il me dit qu'en effet, hier sa secrétaire lui a donné un colis venant de France, mais comme il ne savait pas ce que c'était ben bien sur il a ouvert, c'est naturel franchement. Et là il s'est rendu compte qu'effectivement ce n'était pas pour lui. Mais pour qui ça pourrait bien être???? surtout, il ne faut pas regarder à qui il est adressé au cas où je trouve à qui le colis était adressé! ça serait trop facile! Enfin, j'ai finalement eu mon colis, qui était arrivé depuis déjà un mois (ah mais, non, je vous promets que rien n'est arrivé me disait pourtant la secrétaire tous les jours... Oui mais vous comprennez, c'est fatiguant de se lever de sa chaise pour aller dans la pièce d'à côté vérifier que le colis n'est effectivement pas arrivé...), déjà ouvert qui plus est...

Enfin, j'ai décidé de serrer mon poing dans ma poche et de ne pas m'énerver pour cette fois.

Mais quand c'est trop, c'est trop!

Bon, comme je vous ai expliqué dans le post précédent, j'ai mis deux mois à enfin réussir à ouvrir un compte, sachant que Juan Pablo n'aura sa carte de crédit que dans un petit moment parce que bien sur ils avaient oublié de lui faire signer les papiers... Enfin, aujourd'hui, o reçoit des papiers de la banque. Chouette on se dit, ça doit être les cartes de créidt! On ouvre, tous contents, pour se rendre compte qu'en fait, ben non c'est pas la carte de crédit, mais le chéquier. Ah, mais on n'avait pas dit au banquier qu'on ne voulait pas de chéquier ???? Enfin, vu l'incompétence de ce banquier, ça ne nous étonne pas...Enfin, on part se promener et faire les magasins, parce qu'o voulait s'acheter une télé et une machine à laver, parce qu'ici ça coute la peau des fesses de faire laver son linge à la laverie! Et ça tombe bien, au Brésil on peut tout acheter en 10 fois sans frais! Enfin, pour ça on nous dit qu'il faut qu'on connaisse la limite autorisée par notre banque. Euh, ben en fait... on n'en sait rien, parce que ça non plus à la banque ils ne nous l'ont pas expliqué... Bon ça fait rien, la banque est juste à côté alors on va en profiter pour demander. On va voir don notre conseillère (qui est différente de celui qui nous a ouvert le compte) et on se dit que peut être qu'elle sera un peu plus efficace! D'abord, elle ne nous dit pas bonjour, et commence à téléphoner à une dame pour lui souhaiter bon anniversaire... Bon, je veux bien qu'on est étrangers, mais il y a des limites quand même! On n'st pas completement crétins et on peut quand même comprendre ce qu'elle dit! Enfin, quand elle daigne enfin racrocher, elle ne sait évidemment pas répondre à notre question. Alors elle part demander à un collègue. 5 minutes passent, puis 10, puis 15... et là, j'en ai marre de me faire prendre pour une poire! Alors je me lève et pars de la banque.

En rentrant à la maison, je suis toujours remontée contre ces incapables, alors je prends le mail du directeur de l'agence HSBC, et je lui envoie un mail en lui expliquant tous les problèmes que j'ai eu avec ses employés qui m'ont vraiment pris pour une andouille, et je termine en lui disant que pour une banque qui se dit internationale, s'est inaceptable que parce qu'on est étrangers on se fasse prendre pour des imbéciles!

Une heure plus tard, je recevais les plus plates excuses de ce monsieur, très compréhensif, qui s'occupera dès demain matin de ces problèmes et qui, je cite, fera tout ce qu'il peut afin de changer la mauvaise image que j'ai de son agence.

vendredi 8 juin 2007

Que d'aventures!

Après un mois sans donner de nouvelles, me voilà de retour! N'allez surtout pas croire que si je n'ai pas actualisé mon blog, c'est parce que je n'ai rien fait d'intéressant pendant ce mois! Au contraire... Depuis le début du mois de juin il m'en est arrivé des choses!!!

Bon, comme vous avez pu voir dans mon dernier post, il a fait très froid au début du mois de juin... Malheureusement pour nous, nous n'avions pas le droit de brancher le radiateur, car ça consomme trop d'énergie, et que ça coûte trop cher... Oui mais ce jour là, je dois travailler, et j'ai vraiment vraiment trop froid au mains! Tellement froid que je n'arrive pas à écrire (bon j'exagère peut être un peu, mais quand même, j'avais les mains gelées!). Alors tant pis si on a pas le droit d'utiliser le radiateur! Je décide de faire comme si je n'avais pas compris, et je branche le fameux appareil dans ma chambre pour pouvoir travailler au chaud. Bon, je n'ai pas trop exagéré non plus, je ne l'ai utilisé qu'une heure, histoire que la température monte de quelques degrés c'est tout... Toujours est-il que je n'aurais pas du sous-estimer les menaces de la vieille (ni de sa fille d'ailleurs) si on avait le malheur de leur désobéir... Eh oui, le soir même, la fille est à peine rentrée qu'elle demande où est SON radiateur (ah bon il était à elle, je croyais que Miriam l'avait aceté exprès pour les étudiants... Enfin, j'ai du ne rien comprendre encore une fois...). Bref, je lui dis gentillement que je l'ai utilisé une heure, et qu'il est dans ma chambre, mais qu'elle peut bien sur le récupérer (ah oui, parce que pour nous c'était formellement interdit d'utiliser le fichu radiateur, mais pas pour la grande fille, qui soit dit en passant en avait 2 autres dans sa chambre...).

Et là, arrive la goutte d'eau qui fait déborder le vase comme on dit! J'ai droit à "tu est vraiment mal élevée, tu n'as pas compris que depuis que tu es arrivée tu nous coûte cher, que tout a augmenté, l'eau, l'électricité etc... ? Là Miriam me montre toutes ses factures. Enfin, il faut savoir que la semaine où je suis arrivée, 3 autres étudiants sont aussi arrivés, donc forcément la consommation (donc la facture!) d'eau et d'électricité ça augmente. Et c'est ce que je lui ai dit. Sur ce, je suis sortie pour me calmer un peu. Quand je suis rentrée, Juan Pablo s'était aussi engueulé avec Miha (la fille) qui lui avait dit qu'il avait une semaine pour aprtir de la maison. Du coup on a tous les deux pris notre valise, on a fait nos affaires et on est partis. On a appelé un des potes de Juan Pablo qui est gentiement venu nous chercher, et nous a ammené dans un hôtel bien situé et pas trop cher.
Bon, c'est vrai que ce jour-là, je ne pensais pas que ce superbe hôtel allait être ma "maison" pour plus de deux semaines...

Enfin, ça, c'était le vendredi soir. Le lundi, je devais aller à la Police Fédérale, chercher mon numéro de RNE (je sais pas trop ce que c'est, toujours est-il que c'est un numéro important!). ça tombe bien, la Police Fédérale est juste à côté de l'hôtel! Cool, j'y vais de ce pas! Sauf qu'une fois arrivée là bas, une mauvaise surprise m'attendait... Miriam avait appelé la Police Fédérale pour leur dire que Juampa et moi étions partis de sa maison. Jusque là, rien de grâve, sauf que du coup, à partir du moment où elle les a appelé, on n'avait plus que 30 jours pour trouver un autre logement et donner notre nouvelle adresse à la police (sinon, il faut payer une TRES grosse amende...). Bon, ben maintenant il faut se dépecher alors de trouver un appart... Facile on pensait, on est au Brésil, ça doit quand même être plus facile qu'en France! Ah Ah, détrompez vous! Je n'ai jamais vu rien de plus compliqué que ça!

Je m'explique: d'abord on a acheté un journal pour voir les annonces, mais on se rend compte que la plupart des gens passent par des agences immobilières. On se rend donc à une des agences immobilières de Curitiba (un peu au pif à vrai dire...) et on demande ce qu'ils ont à nous proposer. Au bout d'une semaine, et après plusieurs visites assez décevantes, on en trouve enfin un qui nous plait, pas mal localisé, meublé (il y avait même les casseroles!), et pas trop cher. Super! Je fais la réservation avec tous mes documents que j'avais fait traduire. L'agence immobilière accèpte sans problème mes documents, mais maintenant il y a un autre problème: pour pourvoir faire le contrat, il nous faut un garant... Quoi? Au Brésil aussi il faut un garant?? Bon, sauf que nous on ne connait personne qui puisse être notre garant (surtout que le garant en question doit lui même déternir une propriété immobilière...). Donc on demande s'il n'y a pas une autre alternative. On a alors deux options qui nous sont proposées: soit payer 8000 reals (soit environ 3000 euros) d'un coup, comme caution, qui nous seront rendus à la fin du contrat; ce qui est impossible parce qu'on n'a pas cet argent. Bon, on doit donc opter pour la deuxième solution, qui est de passer par une agence d'assurance à laquelle on paye une certaine somme tous les mois, et en contre partie elle se porte garant pour nous. Il faut encore une fois faire un dossier avc des relevés de compte, des attestations de bourse etc... Enfin, ils doivent nous donner la réponse en 2 jours. 3 jours après, on est toujours sans réponse, du coup, je finis par les appeler, et ils me disent que le dossier n'a pas été accepté pour cause de revenus insuffisants... Je reçois à moi seule 3 fois le salaire minimum du Brésil, et c'est pas suffisant... Je n'y crois qu'à moitié, c'est surement parce qu'on est étrangers... Enfin, passons, on se retrouve donc depuis presque 20 jours dans cette chambre d'hôtel que je commence à connaître par coeur, tellement elle est petite, et sans appart! Le problème c'est que ça va être la même chose avec toutes les agences immobilières... Alors cette fois on est vraiment dans le caca pour rester polie!!

Et je commence à en avoir vraiment marre! Il faut savoir qu'entre temps, j'ai été malade et je me suis fait voler mon portable! Ah oui, je rigolais pas en disant qu'il m'en était arrivé des choses! Bon, je suis tombée malade parce qu'en deux jours, on est passés de 5 à 25°C. Du coup, je me suis retrouvée avec mal à la gorge et40 de fièvre pendant 2 jours... Du coup, Ieda, la femme du gérant de la section d'ingénierie de Renault, que j'ai connue il y a deux mois environ, m'a emmené chez le médecin. Juste en face de l'hopital, il y avait un café où ils font du pain français, et elle m'a invtée à prendre un café avec elle. Là, je me suis fait voler mon portable, que j'avais (comme une c..) laissé sur la table le temps d'aller aux toilettes... Là, Ieda a commencé à faire un scandale, et a demandé à voir le patron, en disant que personne ne sortirait du café tant qu'on n'aurait pas retrouvé mon portable tout ça en criant en français! Le patron est alors arrivé, et nous a dit de ne pas nous inquieter, que s'ils ne retrouvaient pas mon portable, ils m'en rachèteraient un autre!

On est donc parties, et 10 minutes après, le patron du café nous a rappelé en nous disant qu'ils l'avaient retrouvé, dans une des poubelles. Mais ils l'ont encore gardé une journée de plus pour l'emmener chez les flics pour prendre les empreintes digitales et savoir qui l'avait volé! Le patron m'a gentillement ramené mon portable le lendemain à l'hôtel, se confondant en excuses!
Bon, pour en revenir à cette histoire d'appartement, on se retrouve vraiment dans une sale situation, et il faut qu'on trouve un appart au plus vite... Bon, ben j'ouvre le journal, pour chercher les annonces à traiter directement avec le propriétaire. Il y en a une! Bon, soyons positifs, une c'est toujours mieux que zéro, non? Bon sauf que l'annonce dit que c'est à louer pour des filles... Oh, cest juste un détail, si Juan Pablo se coupe sa barbe et enfile une de mes jupes je suis sure que le proprio n'y verra que du feux! N'est-ce pas ??


Donc j'appelle. Sauf que quelqu'un a déjà réservé l'appart... Mais bon, si je viens le visiter tout de suite, avec l'argent, le proprio veut bien me faire le contrat! Alors ni une ni deux on saute dans un taxi, pas le temps de couper la barbe de Juan Pablo, tant pis... Et là, on tombe sur la perle rare! L'appart est super bien situé, à 5 minutes à pied des rues piétonnes du centre à 10 minutes à pied d'un des grands centres comerciaux de Curitiba, en face du Théatre municipal. En plus il est meublé, avec deux chambres, et, la classe de la classe, deux salles de bains! Bon, on n'y réléchis pas à deux fois, et on signe le contrat! Le soir même on avait les clés! Ouf, on est soulagés!

Voilà quelques photos de ce nouvel appart:

La cuisine, immense !!

La première salle de bain

La deuxième salle de bain

Le salon, avec notre superbe ficus, et dans le fond, vous pouvez voir notre aquarium avec nos 6 petits poissons

L'autre partie du salon

Une des vues, depuis le salon, du quinzième étage

Une fois installés, il faut quand même penser à travailler un peu, parce que c'est la fin du semestre, et donc on a plein d'interros. Bon, c'est vrai que ça n'a rien à voir avec la semaine de DS de l'INSA mais quand même... Il faut aprendre par coeur les réponses à 23 questions pour l'épreuve de matériaux, parce que les questions vont être parmis ces 23. Et apprendre tout un poly à la c... par coeur sur les marteaux et les presses à forger pour une autre matière... Finalement, j'en viendrais presque à regretter les DS et leurs calculs imbuvables, parce qu'apprendre par coeur c'est pas mon fort, et ça m'énerve!

Enfin, j'y suis finalement arrivé (eh oh, faut pas me sous estimer quand même! ;) ) et j'ai validé toutes mes matières du premier coup, donc me voilà en vacances, alors que cette semaine tous ceux qui n'ont pas validé leurs matières du premier coup se retrouvent en "rattrapage" si je pourrais dire, ce qui comprend à peu près 90% des élèves de la fac...

Enfin, pour en rajouter à tous ces problèmes, il y a l'incompétence de certains brésiliens qui devient énervante au bout d'un moment...

Bon, il y a d'abord les banquiers de HSBC... Il faut savoir que j'ai changé de banque en France exprès parce qu'on mavait dit que ça serait beaucoup plus facile pour moi d'ouvrir un compte au Brésil chez HSBC. Ah bon, d'accord... Sauf que ça m'a quand même pris 2 moi pour enfin réussir à ouvrir ce satané compte!!!

Et maintenant, on vient d'apprendre que Juan Pablo n'aura sa carte de crédit que plus tard (c'était pourtant une des raisons principales pour laquelle on voulait avoir un compte, pour avoir cette fichue carte de crédit) eh oui, parce qu'il a bien fait la demande, mais le banquier a oublié de la lui faire signer, du coup c'est comme s'il n'avait rien demandé...

Et puis la secrétaire de la fac, et les caissières qui vont à deux à l'heure...

Enfin, malgré tout, je suis quand même bien ici, je suis bien installée maintenant, avec en plus le bus de la fac qui s'arrête juste en bas de l'immeuble, ça aurait pas pu être mieux!

Je suis maintenant en vacances, et je vais partir la semaine prochaine visiter le Pantanal, pour pêcher les piranhas et nager avec les crocodiles!

vendredi 1 juin 2007

Il fait froid!!!!!!

Eh oui, même si personne n'y croit (pas même moi!), l'hiver a commencé à Curitiba! Depuis une semaine il ne fait que quelques malheureux degrés le matin... Avec un grand soleil, certes, mais froid quand même...

Alors oui, on pourait croire que je fais ma chochotte parce que bon, en France ce ne sont pas 3°C le matin qui vont nous faire peur, on a vu pire! oui mais ici, le mot chauffage ça n'existe pas... Alors quand il fait 3°C dehors, il en fait 10 de moins dans la maison, qui n'est bien évidemment pas chauffée, pleine de courants d'air, et pour couronner le tout, qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout (!) exposée au soleil... Bon, il ne faut pas trop que je me plaigne, je ne suis pas la plus mal lottie, parce que dans cette maison on est quand même équipés d'un superbe radiateur et d'une cheminée! (ah oui mais le radiateur on ne peut pas le brancher parce que ça gaspille de l'énergie et la cheminée, je vous laisse deviner... le bois est vraiment très cher cette année!)

Alors faute de mieux on a sorti les écharpes, les gants, les bonnets, les grosses couvertures et on a fait le plein d'anti-grippaux!

Et pour ceux qui ne me croient toujours pas, voilà la preuve en images...

Manu prête à affronter le froid polaire de Curitiba: 2 T-shirts, deux pulls, et un super peignoir!

Juan Pablo qui regarde la télé sous sa couette et sous son bonnet

Moi et le fameux radiateur (depuis ce jour, plus le droit de l'utiliser...) en train de me réchauffer les mains pour pouvoir écrire

Fabbi, Juampa et Yoshiko, juste avant de partir en cours (ah oui parce qu'en cours il n'y a pas de chauffage non plus, mais beaucoup d'aération (comprendre par là les fenêtres au choix grandes ouvertes ou cassées...))

dimanche 13 mai 2007

Os Sushis da Yoshiko

Ce week end, c'est la fête des mères au Brésil. Alors Onoki, un ancien étudiant japonais qui avait habité chez Miriam et Joseph est venu nosu rendre visite. Pour l'occasion, lui et Yoshiko nous ont fait des vrais sushis japonais!!

Bon, il faut savoir que contrairement à ce qu'on pourrait croire, il y a énormément de japonais au brésil. Alors on trouve de tout pour faire de la cuisine japonaise. Après avoir grandement discutaillé avec Yoshiko et Onoki pour qu'ils acceptent de nous faire à manger, on est allés au mercado municipal pour acheter tout ce dont on avait besoin soit 600g de saumon, 1kg de thon, du riz et de la mayonnaise japonaise, du wasabi (une sauce verte qui arrache pour ceux qui connaissent pas), des baguettes, des algues, et l'espèce de truc noir qu'on met autour du shushi (dont je ne connais pas le nom...).

On a donc eu droit à un super cours de cuisine japonaise. Voilà les photos:

Les algues, avant-après (ou plutôt après-avant...)

Yoshiko qui joue à cache cahe derrière une poêle à frire

D'abord il faut cuire le riz et les oeufs pour faire des espèces d'omelettes.

Au japon, on bat les oeufs avec des baguettes!

Une fois que le riz est cuit, on l'étale sur les feuilles noires, on met le poisson de l'omelette ou bien ce qu'on veut, et on le roule.


Superbe sushi de thon, omelette et concombre

Et après on coupe en petites rondelles, et voilà, les sushis sont près! A déguster avec un bon saqué, n'est-ce pas Sepi?? ;)

Sepi, en train de boire un petit (j'ai dit petit!) verre de saqué


Ils sont pas beaux nos sushis?

Les sushis de Manu


les mangeurs de sushis: Fabbi, Juampa, Onoki, Yoshiko et Manu (ben non moi je suis pas dessus, j'aime pas les sushis... ;) )

Le lendemain, j'ai été invitée par Mônia et sa famille à manger au restaurant pour la fête des mères. Très bon buffet (en fait ici la plupart des restaurants sont sous forme de buffets, et non pas à la carte comme on en a l'habitude en France...):

La maman de Mônia, Manu, moi, Mônia, Carol et Jõao Enrique

Les 3 plus belles: Mônia, Manu et Moi

jeudi 3 mai 2007

Enfin légale!

Bonne nouvelle, j'ai enfin obtenu mon visa!!! Il ne me reste plus qu'à aller à la policia federal pour me faire légaliser et je n'aurais enfin plus à me cacher! ;)

Je suis partie vendredi soir avec Juampa, et après 10h de bus nous sommes enfin arrivés à Foz de Iguaçu, dans un froid glacial. Vrai de vrai, j'avais du mal à croire que j'étais au Brésil tellement il faisait froid!
On est allés directement à l'hôtel pour poser nos affaires et prendre un bon petit déjeuner; et en route pour la visite des chutes!

Les chutes d'Iguaçu, qui se trouvent à la frontière entre le brésil et l'Argentine, sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1986.
Il s'agit d'un ensemble de 275 cascades, qui s'étendent sur environ 2,5 km, la plus haute chute atteingnant les 72 mètres de haut!
La légende raconte que les indiens Caigangues, habitants des berges du fleuve Iguaçu, pensaient que le monde était gouverné par M'Boy, dieu serpent, et fils de Tupã. Ignabi, le chef de la tribu, avait une fille nommée Naipi, qui était si jolie que les eaux du fleuve s'arrêtaient de couler lorsqu'elle allait y contempler son reflet.

Etant la plus jolie de la tribu, Naipi était réservée au dieu M'Boy, dédiquant ses journées à son culte.

Il y avait cependant dans la tribu un jeune guerrier, Tarobà, qui, en voyant Naipi, en tombat fou amoureux.
Le jour de la consécration de la jeune indienne, alors que le chef et les guerriers dansaient, les deux amoureux en profitèrent pour s'enfuir dans un canoé, se laissant emporter par le courant du fleuve Iguaçu. Quand M'Boy , furieux après s'être apperçu de leur fuite, entra dasn les entrailles de la Terre et, tordant son corps, produit une énorme faille, où se formèrent les chutes d'Iguaçu.
Entrainés par les eaux, les canoé et les deux fugitifs disparurent pour toujours. La légende raconte que Naipi se transforma en un des rochers des chutes, perpetuellement "punie" par les eaux révoltées. Tarobà fut, lui, transformé en palmier, au dessous duquel se trouve l'entrée de la grotte dans laquelle on dit que M'Boy continue à veiller sur les deux amoureux.

Le samedi on est donc partis avec un guide et deux allemands pour visiter le côté argentin. Après avoir passé la frontière argentine (2 minutes en tout, merci le guide!), on a commencé notre visite par une promenade au dessus des chutes. Comme il avait beaucoup plu 2 jours avant, il y avait une quantité impressionnante d'eau: un débit de plus de 10 000 m3/s (contre environ1500 m3/s en temps normal) !!!
Voilà quelques photos pour que vous puissiez admirer le paysage :


On a ensuite fait une petite promenade en bateau en bas des chutes. Tous simplement impressionant! On avait quand même prévu le coup en achetant des superbes capes en plastique bleu pour ne pas sortir trempés du bateau. Ce qui s'avisa être une fort bonne idée aux vues de l'état des autres personnes qui n'y avaient pas pensé, et qui sont ressorties du bateau trempés de la tête aux pieds! ;)


J'ai bien essayé de jeter Juampa par dessus bord, mais il ne s'était pas mis du bon côté le malin! Tant pis, la prochaine fois il y aura droit, promis!

On est rentrés bien fatigués de notre journée, et après avoir mangé un bon rodizio ( de viandes grillées et salades en tous genres à volonté) pour 10 reals seulement par personne (soit un peu plus de 3 euros), on est rentrés se coucher à l'hôtel de bonne heure, pour être d'attaque le jour suivant!

Après notre petit déjeuner à l'hôtel (inclus dans le prix dérisoire de la chambre!), on va cette fois visiter le côté brésilien. Bon, aujourd'hui c'est dimanche, et en plus le dimanche d'un week end ferié, alors vous pouvez imaginer le monde qu'il y avait... Après une demie heure de bus, on arrive enfin au parc, où il y a une file d'attente d'au moins 3 km! Bon, je sais, j'exagère, mais il y avait vraiment beaucoup de monde! Bon, ça avançait relativement vite, mais une fois les billets achetés, ben il faut faire une autre queue... Ah ben oui, en fait pour aller jusqu'aux chutes il faut prendre un bus qui traverse le parc, donc il faut attendre qu'il y ait de la place.
Après une bonne heure et demie je pense, on arrive enfin à avoir une place dans ce fameux bus, et nous voilà partis à la découverte des chutes brésiliennes. De ce côté, comme du côté argentin, il y a plein de surpebes papillons ! La vue est toute aussi époustouflante de ce côté, et on s'en met encore plein les yeux!





L'après midi, après un bref repas en compagnie de nos amies les abeilles, on part visiter le parque des oiseaux, qui est en fait composé d'immenses volières construites directement dans la forêt, et où les oiseaux sont en "liberté" à côté de nous.

Comme vous pourrez voir sur les photos qui suivent, j'ai pu carresser un toucan, et un magnifique perroquet s'est perché sur ma tête (bon d'accord celui là c'était un perroquet dressé mais quand même...).



Le dimanche soir, la tante de Juan Pablo est venue nous chercher à Foz d'Iguaçu pour nous faire passer la frontière. Je me suis rendue le lendemain au consulat brésilien de Ciudad del Este, pour faire la demande de visa. Après avoir rempli un formulaire, payé 280 000 guaranis et fait des photos d'identité, ils m'ont dit de revenir une heure plus tard. Je allée faire un petit tour en centre ville pendant ce temps, qui est très connu pour vendre tout type de marchandise électronique (portables, ordinateurs etc...) à très bon prix! Effectivement c'est un sacré spectacle! Il faut d'abord savoir qu'à Ciudad del Etse il n'y a que 2 feux rouges dans toute la ville! Alors je vous laisse un peu imaginer à quoi la circulation peut resembler là bas! Je n'ai pas de photo, parce que le centre est aussi réputé pour être plein de pickpockets alors j'ai préferé laisser l'appareil photo dans mon sac (ben oui, une blonde en jupe ça attire déjà assez l'attention comme ça, pas besoin en plus d'un appareil photo...). Mais c'est tout un spectacle!
Une fois qu'on a réussi à traverser la route sans se faire écraser, ce qui n'est finalement pas si évident que ça, on peut rentrer dans une multitude de "galleries" où se trouvent les fameux magasins, et où l'on trouve absolument de tout! J'en ai bien évidemment profité, et je me suis acheté un superbe appareil photo Reflex, moitié moins cher qu'au brésil, et à peu près 300 euros moins cher qu'en France:


Après mes emplettes je suis retournée au Consulat, où ils avient fait mon visa en une heure chrono! Et moi pensait que ça allait prendre au moins 3 jours!

On a passé ensuite l'après midi avec les cousines de Juampa, et le soir on a été invités chez la voisine qui avait un délicieux churrasco!

Le lendemain on voulait visiter le barrage d'Itaipu, mais comme c'était ferié ce n'était pas ouvert pour les touristes... Tant pis, ça sera pour la prochaine fois... On a donc passé la journée à flemmasser (ah oui, c'est un des passe temps favori des latinos en général...) au bord de la piscine.


On a finalement pris le bus vers 10h du soir pour rentrer à Curitiba. Et après de nouveau 10h dans un bus des plus incomfortables et qui n'arrêtait pas de bouger dans tous les sens on est allés tous frais en cours le lendemain ! ;)